Feel it !




Paroles et musique de Dan Speerschneider
un album pour célébrer la vie ;-)

lundi 19 février 2018

Le vide e(s)t le plein 


Toute perception se fait toujours à partir d'un espace de vacuité sans âge. Mais nous n'en avons simplement pas conscience. C'est de cette erreur d'inattention que proviennent toutes nos misères, c'est à dire le sentiment de séparation entre un objet et un sujet, la souffrance psychologique et tous les conflits dans le monde entre les humains, les communautés, les nations mais aussi entre l'homme et la nature, conflit qui est en train de conduire l'humanité et la planète vers la déstruction.

Quand il est réalisé que ce n'est pas une entité personnelle qui perçoit les perceptions, mais que c'est un espace de vacuité sans âge, alors il devient évident qu'il n'y a pas de séparation entre l'espace et le vide. 

La simple contemplation successive de ces deux photos peut occasionner en vous un basculement vers l'arrière plan de présence et de conscience de votre vraie nature et occasionner une aperception de la réalité non duelle.


Dans la Kéna Upanishad, il est dit que "parfois une âme intrépide en quête d'immortalité s'est retournée vers elle-même et s'est trouvée."

Constater que toute expérience est déjà accueillie par un espace de vacuité consciente au-dessus de vos épaules  - comme l'invitation de la Vision sans Tête de Douglas Harding - est un résumé magnifique de tout l'enseignement non duel et, notamment de la Baghavad Gita où Krishna invite Arjuna le guerrier, à combattre et donc à l'action, sans s'attacher aux fruits de l'action. Vivre à partir de l'Espace, c'est vivre à partir d'un espace sans préférences, sans demande et sans peurs, c'est aime r sans efforts tout ce qui est.


Belles éclosions à tous



NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.

samedi 17 février 2018

Pour information 

20/02/18 Vibraconférence à 19H00 
avec Dan Speerschneider et Gwennoline « Comprendre la racine de la souffrance et s’en libérer « 
Voici le lien pour poser vos questions sur le forum avant ou pendant l’émission (pensez à vous inscrire sur le forum avant) :
http://legrandchangement.com/forum/viewtopic.php?f=191&t=2998&p=17168#p17168

Depuis 30 ans Dan a exploré la vibration au travers du chant lyrique qu’il pratique à l’opéra de Paris en tant que membre permanent du chœur depuis 1991 et en tant que professeur de chant. Il a également exploré de nombreuses approches corporelles, (Technique Alexander, Feldenkreis, Tai chi, yoga tantrique d’Eric Baret, massage, ostéopathie, toucher vibratoire).
En 1998 suite à une expérience d’éveil au silence intérieur, il a développé un don de guérison par le toucher vibratoire et d’éveil à la présence silencieuse en nous. Entre 2002 et 2012, il a donné des stages de découverte de soi basés sur le ressenti et l’éveil de l’attention impersonnelle seule capable d’accueillir nos résistances et de les guérir.
Sa vie a été portée par l’exploration des mécanismes de la souffrance psychologique et une recherche spirituelle incessante. Depuis 2012 et la réalisation de sa nature non duelle, la source de toute souffrance psychologique et des conflits a clairement été vue comme étant la croyance erronée d’être une personne séparée des autres et du monde. Depuis, il partage le message non duel (« Tu es déjà pleinement la paix et le bonheur que tu cherches ») au travers d’accompagnements individuels à Paris ou par Skype, de textes et de vidéos ou de rencontres en France.
En constatant que, dans l’expérience directe, il n’y a jamais de séparation, toute tentative d’appropriation et peur psychologique s’effondrent. En réalisant que toute expérience est une expression de nous-mêmes, nous réalisons que nous sommes ce que nous cherchons : Conscience impersonnelle et atemporelle où rayonnent paix et bonheur inconditionnels.
Pour que cela ne soit pas une simple compréhension intellectuelle, mais une expérience vivante qui embrase le cœur et imprègne l’environnement, l’invitation est d’en faire l’expérience directe. Je vous propose donc de partager cela au travers de méditations exploratrices, d’expériences directes de la Vision sans Tête et d’un jeu de questions réponses. Enfin, pour que l’établissement dans cette expérience soit profonde et durable, je vous invite surtout à vous mettre totalement en jeu afin d’interroger avec sincérité les prétentions à savoir, les espoirs et les doutes qui alimenteraient encore l’impression de séparation, pour révéler la plénitude de cet Espace de Non Savoir, sans forme et sans âge, que Vous êtes.
La croyance en un moi personnel et séparé se dissout d’elle-même, sans effort, par la simple exposition réitérée de sa nature illusoire et le senti des impressions de séparation qu’elle a engendrée dans le corps sous forme de tensions.
Ainsi, au travers d’un retournement de l’attention à 180 degrés vers sa propre source mais aussi de jeux de révélation, dont le seul ingrédient est l’honnêteté (définie ici comme, non pas penser mais sentir ce qui est, c’est à dire faire l’expérience de l’unité avec), la Plénitude sans forme que nous sommes se révèle au sein de toute expérience, même la plus inacceptable en apparence.
Toute résistance à ce qui est se dévoile alors paradoxalement, comme étant la porte la plus directe vers nous-mêmes. Nous constatons que la Réalisation impersonnelle de notre vraie nature est d’une simplicité déconcertante. Elle ne dépend d’aucune circonstance ou expérience particulières. La paix et le bonheur que nous cherchions dans le monde est ce que nous sommes et elle est toujours disponible Ici et Maintenant en chacun de nous. Car nous sommes déjà pleinement la Présence dans laquelle tout apparaît et disparaît.
Facebook ; Dan Speerschneider
Blog : eclore-en-conscience.blogspot.fr
E-mail : adnnn1967@gmail.com
Tel : 06 63 76 90 81
PLEIN D’AMOUR !!
Gwennoline

mardi 6 février 2018

La voie du détachement e(s)t et la voie de l'Amour

Abbaye de Fontevraud

« Les maîtres louent grandement l’amour comme le fait Saint Paul quand il dit : « Quelque œuvre que j’accomplisse, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »
Quant à moi, je loue le détachement plus que tout amour. Et d’abord pour cette raison :
Ce que l’amour a de meilleur c’est qu’il me force à aimer Dieu, alors que le détachement force Dieu à m’aimer. Or il est bien plus noble de forcer Dieu à venir vers moi que de me forcer à aller vers Dieu. Parce que Dieu peut plus intimement s’insérer en moi et mieux s’unir à moi que je ne puis m’unir à Dieu...
... Le détachement est si proche du néant que rien n’est assez subtil pour trouver place dans le détachement, sinon Dieu seul. Seul il est simple et si subtil qu’il peut bien trouver place dans le cœur détaché. C’est pourquoi le détachement n’est accessible qu’à Dieu. »
Maître Eckhart (extraits du Traité du détachement)


Cette aimantation vers le détachement se rapproche du neti neti de la voie de l’Advaita Vedanta, et me fait également penser à cette ouverture en deça des mots qui se révèle lorsque vous pratiquez le « ni l’un ni l’autre de » Nagarjuna pour déconstruire toute identification à ce qui peut être perçu ou conçu.

Par exemple :

Si vous ne faites pas référence à la mémoire ni à la pensée, ni à la perception, ni à l’émotion, êtes vous une femme, un homme ou
... ni l’un ni l’autre ? ...

Si vous ne faites pas référence à la mémoire ni à la pensée, ni à la perception, ni à l’émotion, êtes vous dans le corps, hors du corps ou
... ni l’un ni l’autre ?


Si vous ne faites pas référence à la mémoire ni à la pensée, ni à la perception, ni à l’émotion, y a-t-il un sens à la vie, une absence de sens, ou
... ni l’un ni l’autre ?  


Si  vous ne faites pas référence à la mémoire ni à la pensée, ni à la perception, ni à l’émotion, êtes vous éveillé, non éveillé, ou
... ni l’un ni l’autre ?

Si  vous ne faites pas référence à la mémoire ni à la pensée, ni à la perception, ni à l’émotion, le monde est-il réél une illusion, ou

... ni l'un ni l'autre ?

Etcetera...
Si vous vous livrez à cette pratique, vous verrez que s'il y a un minimum de maturité et de sensibilité, vous serez inexorablement aimanté par « le ni l’un ni l’autre. » 

Car cela va de Soi, c’est évident. De la même façon que la lune ne se reflète pas bien dans une eau agitée, le Soi ne se reflète clairement que dans un mental tranquille.
Le non état qui émerge de cette exploration est une vacuité indicible, le "Je suis" préverbal, le témoin sans forme et sans âge, la Conscience inconditionnée.
Nagarjuna utilisait cette méthode qui consistait à opposer une paire duelle d’opposées, puis proposait ainsi de réaliser que ce que que nous sommes est absolument au-delà, que nous ne sommes ni l’un ni l’autre.


Avant de faire l’expérience de l’unité, il peut être essentiel de réaliser le vide d'abord, c’est à dire le détachement, la vacuité (Vision sans Tête), le « non esprit » (voie Zen), le « Je sans forme » de Atmananda Krishna Menon ou le « Je suis » de Nisargadatta ou en l’occurrence le « ni l’un ni l’autre" de Nagarjuna. 

Le Je suis ou le ni ceci ni cela, ne sont pas l'Absolu mais des pointeurs, des directions vers l'Absolu, des seuils sur lesquels vous êtes invités à demeurer tranquillement jusqu'à ce que l'Absolu se reconnaisse pleinement. C'est la porte sans porte que dans la tradition Zen on appelle aussi la porte fantôme.

Krishnamurti disait également que si l'on n'ouvrait pas la fenêtre, le vent n'aurait aucune chance d'entrer. Et, donc vous demeurez la fenêtre ouverte sans une attente sans attente.
Le vide aimante le plein. Et si nous demeurons au seuil de ce vide, si nous réalisons ce vide en nous, l’absolu viendra tout naturellement nous emplir, tôt ou tard, c'est inévitable disait Nisargadatta Maharaj.
C’est exactement la voie de Nisargadatta Maharaj qui invitait simplement à se détendre le plus souvent possible dans le Je suis en amont des identifications abusives du Je suis aus divers Je suis ceci ou cela, et affirmait qu’ainsi l’Absolu allait se révéler de Lui-même.
Le Je suis, ou le ni ceci ni cela ou encore le ni l’un ni l’autre sont des portails vers l’Absolu.
Pratiquer le détachement sans subterfuges et avec authenticité vous amène à une expérience de non séparation c’est à dire d’amour sans fioritures et sans imaginaire.
Le vide est la forme et la forme est le vide est il dit dans le sutra du cœur du Bouddha.

Belles éclosions à tous
Amor Fati

L'abbaye de Fontevraud
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mercredi 31 janvier 2018

Le seul vrai désir 



Si votre seul désir est clairement que votre véritable nature se révèle pleinement vous serez amené où vous avez besoin d’être afin que cette révélation ait lieu. Si vous voulez seulement vous fondre dans le divin, vois y serez conduit naturellement. Même si vous semblez passer par des chemins de traverse et ce qu’en apparence d’aucuns nommeraient des défis ou des épreuves.

Car en ce moment, vous pensez peut-être que vous choisissez votre expérience et que vous avez  choisi de lire ceci ? Mais il n’y a personne derrière le regard, derrière l’écoute, derrière les pensées ! Aucune entité qui choisit de diriger la flèche de l'attention de ci de là, juste une très forte imprssion de choix personnel non investiguée. C'est par inattention que nous pensons être une entité séparée qui choisit de penser ou de faire ceci ou cela. Mais un seul vrai instant d'attention révèle qu'il n'y a personne au centre de l’expérience. 

Le miracle c’est que ce corps mental a été amené exactement ici en cet instant parce qu’il ne peut pas en être autrement. Et, non pas parce qu’il y aurait quelque petit moi personnel qui aurait décidé de lire ce blog ou ces lignes. Vous êtes en train de lire ceci parce que la Vérité se cherche à travers vous. La Conscience Une se cherche elle-même, car il n’y a pas 7 milliards de consciences séparées, il n'y a qu'une Conscience se manifestant en tant que toute la manifestation. 



La Conscience au travers de ce corps-ci, est en train de s’exprimer à la Conscience se manifestant comme étant en train de lire là-bas au travers d’un autre corps mental. C’est la même Conscience s’exprimant dans toute la manifestation. Si vous fermez les yeux et ressentez, il est assez aisé de ressentir que c’est le même qui émet là-bas et reçoit ici. Vous pouvez ressentir Cela dans votre cœur. 

Mais dés que vous rouvrez vos yeux cela deviendra plus difficile car vous allez vous laissez piéger par les noms et les formes. Sauf bien sûr lorsque vous réalisez qu’à l’endroit où vous placiez une tête et deux petits yeux, il n’y a qu’un grand espace vide, sans forme et sans âge, un ouverture atemporelle vide de vouloir et de savoir. Et, que vous réalisez que cet espace vide accueille déjà tout ce qui est, sans préférence. Alors, il sera évident qu’il n’y a aucune distance entre ce que vous lisez et l’espace dans lequel les mots apparaissent. Pure intimité, pure expérience sans personne.

Engagez-vous à ne vouloir que la fusion avec la source dont vous venez. Rien d’autre n’a d’importance. Alors vous serez amené partout où vous aurez besoin d’être. Ça s’appelle l’abandon, c’est aussi le chemin le plus direct. Ressentez la Présence du divin dans votre cœur, et dites-lui que vous ne désirez qu’une chose : vous fondre en elle, faire l’expérience de l’unité avec elle.

Quand ? Ici 


Où ? Maintenant

Vous êtes ce que vous cherchez !


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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vendredi 26 janvier 2018

Qu’est-ce qu’un jeu de Révélation ?


Un jeu de révélation est un processus d’auto révélation de votre véritable nature déjà présente. Il permet de reconnaître de dissoudre fausses croyances, de sortir de l'auto hypnose dans la quelle vous êtes plongé lorsque vous vous prenez pour un moi séparé, localisé dans le temps et l'espace. Il vous permet de désencombrer le regard et de voir tout simplement. Quitter le vu pour voir vraiment: voir la corde dans le serpent, la réalité dans le transitoire, la vérité dans l'illusion et réaliser votre vraie nature de façon expérientielle et directe.

Au cours de mes rencontres, j'utilise plusieurs jeux de révélation afin de permettre à celui qui se prend pour un chercheur de découvrir de façon évidente et directe qu'il est déjà ce qu'il cherche.

Une Vérité ne vaut que par le fait que vous en faites l'expérience par vous-même, en vous-même, directement. Un jeu de révélation invite à une telle expérience. C'est l'alambic dans lequel vous entrez le plomb de vos croyances et de votre impression de séparation pour révéler l'or de votre véritable nature, déjà éveillée à elle-même.

Le Jeu de Révélation appelé "Du sentiment de manque à la plénitude" est une Invitation à explorer votre prétention à savoir, une Invitation à investiguer vos croyances et votre façon de percevoir le corps le mental et le monde. Un jeu de révélation mime l'invitation de la Vie qui nous invite à réaliser l’absolue complétude de chaque instant. 

Pour commencer à jouer, vous êtes invité à vous mettre totalement en jeu. Vous vous rendez complètement vulnérable, en acceptant de dévoiler votre prétention à vous croire séparé, votre prétention à souffrir, votre prétention à croire qu'il vous manque quelque chose pour être complet Ici et Maintenant. Vous dévoilez vos désirs avec la même ingénuité qu’un enfant en train de remplir la liste des vœux au père noël ou la d’Aladin frottant sa lampe merveilleuse.

Si pour vous, il y une réponse à la question "tout irait très bien si seulement ?", c'est que vous croyez sincèrement que ce qui vous est donné à vivre dans l'instant ne vous permet pas d'être complet, d'être en Paix, d'être pleinement heureux. C'est que vous croyez que pour être pleinement heureux, vous devez atteindre ou obtenir une expérience particulière, ailleurs qu'ici et plus tard que Maintenant.


En investiguant votre croyance, votre prétention à savoir, avec authenticité, vous découvrez inexorablement que la réponse que vous avez donné au départ n'était en réalité basée que sur une croyance erronée. Votre sensation de manque repose de fait sur une simple habitude de pensée non vérifiée, de l’inattention, de ignorance. Un jeu de révélation est une invitation à voir, à voir ce qui est depuis ce que vous êtes vraiment.

En remontant à la racine de votre prétention à savoir, par la question pourquoi, posée de façon continue et radicale, vous découvrez inexorablement en Vous un Espace de non savoir, où rayonnent la paix et la plénitude permanents.

L'instant où se révèle un authentique "Je ne sais pas" est pure ouverture à l'ouverture. Dans le jeu des questions, le « pourquoi », posé de façon radicale et répétée, le mental avoue soudain son impuissance à savoir. Un lâcher prise a lieu, sans personne pour lâcher ou tenir quoi que ce soit. Le mental réalise simplement qu’il ne peut par lui-même obtenir ce qu’il prétend atteindre, à savoir la paix et la plénitude. Il abdique. Et c’est justement dans cet abandon que la plénitude se révèle.

Dans un authentique "je ne sais pas," il est réalisé que vous êtes la Plénitude même que vous pensiez trouver au travers des réponses mentales. La Vérité se découvre dans le non savoir (ce qui n'a rien à voir avec l'ignorance) et non par les connaissances objectives accumulées. La vérité de l’Être se révèle dans le lâcher prise et non dans le contrôle, l'érudition ou l'affirmation.

"Le moment où vous dites : " je ne sais pas" est crucial. À ce moment-là, toute l'énergie qui était projetée de façon excentrique vous revient de façon concentrique, et il se produit un arrêt total. C'est dans cet arrêt total qu'il y a le "je suis". Jean KLEIN .- Transmettre la Lumière .- ed. du Relié.

Un jeu de révélation nous fait passer du mode « penser la vie » au mode « sentir la vie. »

Un jeu de révélation permet au mental de voir ses propres limites. C’est une invitation à se dissoudre en sa propre Source. Cette dissolution permet avec encore plus d'évidence de révéler la Conscience inconditionnée que nous sommes. Pourquoi ? Parce que le contraste entre l’affirmation de départ, « il me manque ceci pour être pleinement moi-même », qui donne lieu à une impression corporelle de contraction, contraste énormément avec l’absolue détente éprouvée quelques minutes plus tard, lorsque le «  je ne sais pas » se révèle. Le sans forme de notre vraie nature, cette vacuité sans âge, ce rien qui se révèle soudain comme étant déjà absolument plein de tout ce qui est, est ce non savoir, cette humilité qui se révèle lorsque le mental réalise son impuissance à trouver par lui-même ce qui le fonde.


La Conscience sans forme et sans âge que vous découvrez n'est pas créé par le jeu de révélation. Un jeu de révélation ne crée rien. Il vous permet juste d'ôter votre ignorance.
De même que lorsque vous croyez percevoir au crépuscule un serpent et qu'en réalité vous vous rendez compte que c'est une corde. La corde n'est pas créée par la fin de l'illusion du serpent. Elle était déjà là. 

Votre véritable nature de Paix et de Plénitude a toujours été là. Elle n'attend que d'être redécouverte, pleinement réalisée, par elle-même. C’est comme si la Plénitude que vous êtes s’était amusée à se dissimuler à elle-même et que soudain elle vit la joie des retrouvailles avec elle-même. C’est comme si soudain elle cessait de rêver d’être autre chose que ce qu’elle est vraiment.

Un jeu de révélation amène le mental à reconnaître ses propres limites. Dans cet arrêt soudain du mécanisme de comparaison et de recherche, notre véritable nature de Présence indéterminée resplendit. 

Au travers d'un Jeu de révélation, si vous y jouez avec honnêteté, vous réaliserez inexorablement votre vraie nature sans Forme et sans âge. Vous réalisez que vous êtes ce que vous cherchez. C'est ce qu'enseignent également les diverses approches non duelles et particulièrement celles de la voie directe telles que celles proposées par Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj, Atmananda Krishna Menon, Douglas Harding, Jean Klein, Papaji, Mooji et tous les autres.


Au départ, avant de vous mettre en jeu, avant de jouer, il y a un sentiment de séparation. Cet état d'incomplétude se manifeste par un désir de changer quelque chose en vous ou dnas le monde, c'est à dire un refus de la réalité telle qu'elle se présente ce qui génère une sensation de manque et de souffrance. 

Au départ vous avez donc sincèrement l'impression d'être emprisonné dans la souffrance. C'est le rêve de la séparation. Mais au cours du Jeu de révélation, vous réalisez que la souffrance ne fait qu'apparaître et disparaitre en vous. 

Votre prétention à savoir, vos croyances les plus fortes se révèlent n'être que des apparitions-disparitions au sein d'un espace impersonnel de non savoir.

Les émotions qui se réveillent lorsque vous n'y résistez plus par votre prétention à savoir, peuvent soudain émerger et se déployer pleinement en vous. Vous faites l'expérience de l'unité avec elles.

Finalement, le sentiment de séparation entre Vous et la souffrance s'estompe, l'impression de distance entre le non savoir et le savoir se dissout.

Lorsqu’un disciple dit à Ramana Maharshi : « Je ne sais rien, et je voudrais que vous me disiez quelque chose », ce dernier répondit : « Vous savez que vous ne savez rien. Découvrez ce qu'est cette connaissance. Cela est la Libération. »

Ainsi, au début vous avez l'impression d'être dans le monde puis le monde semble être en vous. Et finalement, comme dans la voie directe ou la Vision Sans Tête, l'impression de séparation entre le monde et vous se dissolvent. Le monde apparaît en tant que vous.


La différence d'accent réside juste ici dans le fait que dans un jeu de révélation, on part d'un désir de changer quelque chose, et donc d'un sentiment de manque éprouvé, d'une émotion souvent cachée, qui ne manquera pas d'ailleurs de s'exprimer pleinement lorsqu'elle n'est plus bloquée par la prétention à savoir. 

Un jeu de révélation est une mise à nu, qui révèle au cœur de notre être une humilité impersonnelle, source de Paix absolue.

Ici la simple compréhension intellectuelle de tout ceci est caduque. Pour réaliser ce dont cet article parle vous devez aller vers où les mots pointent et non vous nourir de mots. 
Dans une parabole chinoise on dit que lorsque le maître pointe la lune l'idiot regarde le doigt. Vous êtes donc invités à vous mettre en jeu et à faire une expérience directe. Si vous voulez connaître l'ultime réalité vous ne pouvez faire l'économie d'une totale remise en question de votre prétention à savoir et de l'impression d'être quelqu'un. 

Un jeu de révélation est une voie directe vers la reconnaissance de votre vraie nature, comme le « neti neti » (« ni ceci ni cela », en sanscrit) ou le Nan Yar (« Qui suis-je » de Ramana Maharshi).

Si vous êtes la conscience Une, alors vous vous reconnaissez en toute chose, toute créature, toute expérience. Toute la manifestation est une expression de Vous. Tu es Cela (« Tat tvam asi » » » en sanscrit) comme il est dit dans la Chandogya Upanishad. Cela signifie que tu es le Sans Forme se manifestant en tant que toute Forme. Lorsque vous réalisez Cela, vous êtes éveillé à votre vraie nature étenelle.

Ainsi, si'l y a en vous la moindre résistance à être ceci ou cela, la moindre impression d’être séparé de ceci ou de cela, c’est que vous vous percevez encore au travers d’une entité séparée et que vous ne reconnaissez pas que vous êtes la substance unique de toute forme.


Le Jeu de Révélation du Sentiment de manque à la Plénitude permet simplement de voir si l’impression de séparation et la croyance qui la crée sont réelles.

La Réalisation passe toujours par un absolu abandon de toute prétention à savoir. Et la recherche se termine toujours par une expérience indicible d'unité avec tout ce qui est. Or, l'expérience d'unité n'est qu'un autre mot pour sentir. Car lorsqu’il y a senti, il n’y a personne qui sent. Tout l'enseignement non duel n'est en réalité qu'une mise à nu de notre ignorance, qu'une déconstruction de nos fausses croyances pour réaliser l'unité du Soi et de toute la manifestation.

Un jeu de révélation a justement pour fonction de séparer l'illusoire du Réel, le transitoire du permanent. En vous mettant ainsi en jeu, vous redécouvrez votre liberté essentielle, libre de tout désir, même de celui d'être libre. 

Ce n'est que parce que nous prétendons sans cesse tout savoir que nous avons perdu la capacité de nous émerveiller, que nous avons perdu la connexion directe avec le mystère du Vivant.


Un jeu de révélation désencombre le regard pour vous inviter à vous étonner. Et, l'étonnement toujours culmine dans l'étonnement d'être. 

Un jeu de révélation vous fais passer de "je suis ceci" à "Je suis", de la confusion à la clarté, de l’ombre à la lumière. Et lorsque ceci est réalisé, il est su que même l’idée d’un passage est erronné. C’est déjà là et il n’y a jamais eu que Cela.

Nous avons imposé des limitations à notre être infini, en l'identifiant à un corps mental, à l'idée d'un moi séparé. Puis, nous avons cru pouvoir retrouver l'être infini et sa paix au travers des limitations mentales que nous nous sommes imposées. Mais c'est un leurre diablement puissant. On ne peut pas trouver l'infini à partir du fini. Notre être limité doit être vu comme une illusion pour révéler la Paix non dépendante que nous sommes. 

J'ai donc appelé ce jeu "Du sentiment de manque à la Plénitude."

Vous mettez en Jeu votre sentiment de manque pour redécouvrir à chaque instant que vos peurs et vos doutes sont la Porte même vers la Plénitude.

Je vous invite donc à devenir d'authentiques  joueurs. Un joueur authentique c'est quelqu'un qui se met totalement en Jeu. 

Il joue pour le plaisir de jouer, sans le désir de gagner, ni avec la peur de perdre. 

Car un tel joueur est conscient qu'il ne peut rien perdre car au fond il sait qu'il n'est rien.


Et, il est également conscient qu'il ne peut rien gagner, car au fond il pressent qu'il est déjà Tout.



NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com

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jeudi 11 janvier 2018

De « Je suis quelqu’un » à « je ne suis rien » et « je suis tout. »


Lorsque l’on prend le temps d’investiguer la nature d’un certain nombre de concepts,  à partir non pas des concepts déjà existants mais de l’expérience directe et dans l’évidence de l’instant présent, un changement radical de perspective est susceptible de se produire.

Si je ne fais pas référence à mes savoirs de seconde main, il est évident que ce que j’appelle le monde et qui semble apparaître À un moi (corps-mental) séparé, apparaît en réalité EN moi.

En retournant la flèche de l’attention à 180 degrés vers cela qui perçoit, comme dans la pratique de Douglas Harding de la Vision sans tête, nous découvrons non pas comme nous l’imaginions une tête et deux petits yeux, une personne séparée à l’origine de la perception, mais un grand espace sans forme, sans couleurs, sans âge, sans identité, un vide conscient et transparent. Ce vide nous ne pouvons pas le voir bien sûr comme nous verrions une forme, puisque c'est ce à partir de quoi tout est perçu, mais nous pouvons le pressentir, et nous pouvons en avoir soudain l’intime conviction.

Ce vide est bien sûr immédiatement empli des couleurs du monde.

Dans l’évidence de l’instant présent et de l’expérience directe, je ne suis donc pas un corps mental, une chose parmi les choses, une chose à distance des autres choses.

Pour les autres j’apparais certes comme un corps mental parmi d’autres corps-mental, une personne avec un nom, une chose parmi les choses. Pour les autres j’apparais comme un objet dans le monde, un objet à distance des autres objets. 

Mais pour moi-même je suis une non chose, une ouverture infinie. Je ne suis rien de perceptible ou de concevable. Pour moi-même je suis à la fois nulle part et partout. De mon point de vue subjectif et ultime, dans l’expérience directe, je suis une non chose contenant toutes les choses.

Je contiens le monde. Le monde apparaît dans l’espace au-dessus des épaules.

Quel changement de perspective ! Un changement de paradigme !



Ce que je suis ne peut pas se situer quelque part ! Je suis ici, mais cet ici est à la fois partout et nulle part.

Comme on avait coutume de le dire dans l’Antiquité, « Dieu est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part. » Cela ne vaut-il pas pour moi-même dans mon expérience la plus intime de moi-même ?

Ce que je suis ne fait pas partie du monde des objets, de ce que je peux percevoir. Puisque je suis Cela à partir de quoi tout est perçu. Tout apparaît en moi qui ne peut être perçu !

C’est la première étape vers l’éveil à notre vraie nature.

Mais comme nous sommes guidés ici par le désir absolu de nous connaître vraiment, allons plus loin dans l’investigation directe.

Est-ce que les couleurs et les apparents objets perçus sont à une certaine distance de cet espace sans forme et sans âge qui se révèle lorsque vous pointez vers la source de ce qui en vous perçoit ?

Y a-t-il dans l’expérience directe une quelconque frontière entre l’intérieur et l’extérieur, le monde et vous, les couleurs et l’espace transparent ?

En réalité, si vous êtes vraiment attentif, les couleurs du monde et les perceptions apparaissent à 0 cm de distance de vous-même. Vous ne pouvez pas trouver une limite entre l’espace vide au-dessus des épaules et les perceptions.

Ainsi, vous ne pouvez pas trouver de séparation entre l’écran et les images du film.
Et, même s’il semble du point de vue du spectateur, identifié au personnages dans le film, que les personnages se meuvent, se rapprochent ou s’éloignent dans le film, en réalité du point de voir de l’écran transparent, tous les pixels de couleurs du décor et des personnages du film apparaissent à très exactement 0 cm de l’écran, qui lui demeure immuable.

Toute image du film se confond avec l’écran. Il n’y a aucune distance entre l’écran et le film. 


Et, de même, il n’y a aucune distance entre vous et le monde. Si vous êtes vraiment attentif vous réalisez que le monde apparaît comme un reflet en deux dimensions sur la surface d’un miroir. Et vous êtes le miroir du monde.

Nulle distance, nulle limite, nulle séparation entre le reflet et le miroir. Cette découverte peut évidemment être réalisée à partir des perceptions des 5 sens ainsi que de la pensée.

Cette découverte de l’unité est si bouleversante qu’elle est de nature à vous émerveiller. Elle est susceptible de provoquer des larmes de joie, d’une joie si pure qu’elle transfigure de façon définitive ce que vous appeliez "votre" vie.

Elle est de nature à provoquer un rehaussement des commissures des lèvres et des pommettes, un sourire si doux parce qu’il est sans cause. Ce sourire là provient de l’évidence que rien ne peut être ajouté ou amélioré dans l’instant à ce que vous vivez et que tout a toujours été absolument parfait tel que c’est.

Cette réalisation provoque en outre un relâchement immédiat du système nerveux, neuronal et musculaire.

Pour affirmer que je suis un corps-mental apparaissant dans le monde cela il faut être diablement inattentif et distrait. C'est le cas de l’immense majorité des 7 millards des personnes peuplant cette terre.

Mais, si par la grâce d’une interrogation sincère et soutenue, la question « où suis-je », « qui suis-je » ou « que suis-je » se pose,  que j’ai le courage de tourner la flèche de l’attention à 180 degrés vers sa propre origine et, que je laisse le mental refluer en sa propre source, alors je découvre que je suis l’inconcevable merveille des merveilles.

Le monde n’apparaît plus À moi mais EN moi et EN TANT QUE moi.

Je suis passé de la croyance d’être quelqu’un à l’évidence de n’être rien et tout à la fois.

Je suis le sans forme prenant la forme de tout ceci. 

Tu es Cela comme nous le disait déjà la Chāndogya Upanishad (VI.8.7) : "Tat tvam asi ".


Nisargadatta Maharaj disait :


« Lorsque je vois que je ne suis rien, c’est la sagesse, lorsque je vois que je suis tout c’est l’amour. Entre les deux ma vie s’écoule. »


NB : Pour ceux qui sont intéressés par un accompagnement individuel non-duel à Paris ou par Skype ou une séance d'accompagnement psycho-corporelle pour laisser éclore les émotions bloquées, ou une séance de réharmonisation énergétique, veuillez me contacter au 06 63 76 90 81 ou sur mon mail : adnnn1967@gmail.com


Si vous voulez vous inscrire pour les rencontres non duelles (sur la base d'une participation en conscience) qui ont lieu de façon bi-mensuelledans le 19e à Paris, écrivez-moi un sms sur le numéro ci-dessus.